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Les Surréalistes et la Suisse

Jean VIOLLIER (1896-1985)
Vision dans un tiroir, 1930
Huile sur toile
Signée et datée en bas à gauche : J. Viollier 1930
73 x 60 cm

6 nov. 2015 - 31 janv. 2016

Les Surréalistes et la Suisse

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Jean VIOLLIER (1896-1985)
Vision dans un tiroir, 1930
Huile sur toile
Signée et datée en bas à gauche : J. Viollier 1930
73 x 60 cm

6 rue Jacques Jordaens, 1000 Bruxelles DD/MM/YYYY true

Jean VIOLLIER (1896-1985)
Vision dans un tiroir, 1930
Huile sur toile
Signée et datée en bas à gauche : J. Viollier 1930
73 x 60 cm

Profondément choquée par les horreurs de la Première Guerre mondiale, une partie de la jeune génération se révolte contre une civilisation qui a pu permettre un tel massacre. Le surréalisme est fondé en 1924 par André Breton. Il apporte une vision nouvelle et révolutionnaire, libérant le contrôle de la raison et luttant contre les valeurs bourgeoises.

C’est une « véritable révolution culturelle puisqu’il nous propose un bouleversement des idées, des images, des mythes, des habitudes mentales qui conditionnent à la fois la connaissance que nous avons de nous-mêmes et notre engagement dans ce monde." (Robert Bréchon).

La Galerie Jacques de la Béraudière montrera à travers le travail d’artistes comme Alberto Giacometti, Paul Klee, Meret Oppenheim et Jean Viollier entre autres que le surréalisme avait aussi ses disciples en Suisse.


Jean Viollier, 1896 – 1985 :

Après des études en Suisse, une bourse permet à Viollier de prendre la route de Paris en 1924, soit la même année que la publication du manifeste surréaliste par André Breton. Il reste à Paris huit ans. Au cours de cette période il fréquente le cercle des surréalistes et se consacre pleinement à son art avec la création de « Le prolétaire » en 1927, « Le tombeau du poète » en 1929 ou encore « Les dormeuses de plein jour » en 1930. Il participe également à de nombreuses expositions avec notamment Severini, Metzinger et Léger.
L’aventure parisienne de Viollier s’arrête là concernant le surréalisme bien qu’il y fera référence durant le reste de sa carrière et qu’il s’installe à nouveau à Paris en 1950 pour ne plus jamais la quitter.


Alberto Giacometti, 1901 – 1966 :

Sculpteur surréaliste le plus important de ce mouvement. André Breton invita Giacometti à rejoindre le groupe en 1930, après avoir été remarqué par ce dernier et Salvador Dali dans une exposition à Paris. Il incorporera un nouvel élément dans ses œuvres : le mouvement. Giacometti resta seulement cinq ans avec le groupe. Le décès de son père en 1933 accéléra la fin de cette période avec l’une des dernières créations surréalistes Le Cube, (1933) frôlant presque l’abstraction. Son intérêt pour la réalité reviendra avec la création des têtes présentant des constructions géométriques. Ces nouvelles créations choquent les surréalistes et en 1935 Giacometti est exclu du mouvement.


Paul Klee, 1879 – 1940 :

En 1925 Klee arrive à Paris où il expose pour la première fois en France. Cette exposition est accompagnée d’un catalogue préfacé par Louis Aragon accompagné d’un poème de Paul Eluard intitulé Paul Klee. Lors de la première exposition surréaliste à la Galerie Pierre deux œuvres de Paul Klee sont montrées avec des surréalistes comme Arp, Ernst, Masson et Miro.
Dans le monde fantasque, le surréalisme est de mise et Klee garde une sensibilité toute en finesse, même lorsqu’il exprime l’horreur.
Cependant, Klee n’a jamais était signataire du mouvement surréaliste.


Meret Oppenheim, 1913 – 1985 :

Artiste peintre et plasticienne, elle étudie a Paris et embrasse le mouvement surréaliste. Elle est invitée en 1933 au Salon des sur-indépendants (équivalent du salon des indépendants pour les Surréalistes) par Giacometti et Arp. Cela relève presque de l’exception pour une artiste féminine qui de surcroit est âgée de 20 ans. C’est en 1936, date de la création du « Déjeuner en fourrure », que le travail de l’artiste est propulsé au premier plan.