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GERMAINE RICHIER
25 nov. 2020 - 31 mars 2021

GERMAINE RICHIER

& les Maîtres Modernes

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Ajouter au calendrier 25/11/2020 25/11/2020 Europe/Brussels GERMAINE RICHIER 6 rue Jacques Jordaens, 1000 Bruxelles DD/MM/YYYY true

Germaine Richier (1902-1959), surnommée L’Ouragane par ses intimes du nom de l’une de ses sculptures, est une artiste hors norme dont l’importance dans l’histoire de l’art du 20e siècle n’est plus à prouver mais bien à mettre davantage en lumière.

Cette sculptrice, qui a consacré l’ensemble de son travail à la figure humaine d’une manière particulièrement sensible, naît en 1902 en Provence. Elle étudie d’abord la sculpture dans l’atelier de Guigues, un ancien praticien de Rodin, pour ensuite poursuivre son apprentissage à Paris dans l’atelier de Bourdelle dont l’enseignement marquera durablement sa pratique. En 1930, elle s’installe dans un atelier où elle réalise des nus et des bustes réalistes.

En 1939, Germaine Richier part en Suisse avec son mari, le sculpteur Charles-Otto Bänninger, où ils resteront pendant toute la durée de la guerre. Elle y fréquente et se lie d’amitié avec de nombreux artistes tels qu’Alberto Giacometti, Marino Marini, Hans Arp, Fritz Wotruba, etc, avec qui elle exposera régulièrement pendant cette période.

Marquée par la guerre, son art évolue vers des figures hybrides comme Le Crapaud en 1940 ou La Sauterelle en 1944. Petit à petit, Richier met en place les bases d’un langage singulier où le corps humain reste au centre de ses recherches tout en y intégrant un dialogue important avec la nature. La sculptrice pousse l’expérience jusqu’à greffer dans le plâtre des branches d’arbre, des feuilles, des pierres et toutes sortes d’éléments organiques comme dans L’Homme-forêt en 1945.

Elle traite la matière sur le mode de l’érosion et la travaille par entailles, griffures, jouant sur une esthétique de l’accident avec une grande modernité pour son époque. L’artiste explique que cette violence de traitement est sa façon personnelle de donner vie aux sculptures. Richier explore ainsi de nouvelles images de l’humanité dans une époque marquée par les privations et l’angoisse existentialiste. Sa pratique confronte la sauvagerie des conflits et la fragilité de l’esprit humain, dans des œuvres émouvantes et puissantes.

Ayant connu une reconnaissance précoce, elle est l’une des premières sculptrices françaises à avoir pu jouir d’un succès international de son vivant. En 1952, elle a déjà exposé dans de nombreux musées en Suisse, aux Pays-Bas, en Allemagne mais également aux États-Unis ainsi qu’en Amérique du Sud. En 1956, elle est la première femme à présenter une rétrospective au Musée National d’Art Moderne de Paris. L’année 1959 sera marquée par une importante rétrospective organisée au Musée Picasso à Antibes, mais également la dernière du vivant de l’artiste. Germaine Richier décède à Montpellier en 1959 à l’âge de 57 ans.

Depuis, plusieurs expositions d’importance ont été consacrées à son œuvre comme les rétrospectives à la Fondation Maeght en 1996, au Kunstmuseum de Berne en 2013, ainsi que plus récemment au Musée Picasso à Antibes et au Museum Beelden aan Zee à La Haye en 2019.

Après une première exposition à Genève en 2014, la Galerie de la Béraudière est heureuse de remettre à l’honneur le travail de cette artiste exceptionnelle, en regard avec d’autres grands noms du Surréalisme ou de l’art d’Après-guerre comme Max Ernst, Jean Dubuffet ou Serge Poliakoff.

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